Pêche en mer : ce qui change en 2026

Pêche en mer : ce qui change en 2026

Un tournant pour la pêche de loisir

La pêche de loisir en mer se prépare à une montée en régime de la régulation. À compter du 10 janvier 2026, plusieurs mesures entreront en vigueur, essentiellement motivées par la volonté de l’Règlement (UE) 2023/2842 relatif au contrôle des pêches. (DemarchesAdministratives.fr)
Voici les points clés à retenir.


1. Enregistrement obligatoire des pêcheurs

Dès 2026, tout pêcheur de loisir âgé de 16 ans et plus devra s’enregistrer via une plateforme électronique dédiée. (voileetmoteur.com)
Cette obligation ne concerne pas uniquement la France mais s’inscrit dans un cadre européen.

En Méditerranée, sur la façade méditerranéenne, l’enregistrement couvrira tous les pêcheurs de loisir embarqués (à l’exception possible de la pêche à pied) même s’ils ne ciblent pas les espèces “sensibles”. (voileetmoteur.com)
En Atlantique/Manche, seuls ceux qui ciblent certaines espèces concernées seront soumis à cette obligation. (ultimate-fishing.net)


2. Déclaration des captures pour certaines espèces

Pour une liste initiale de 5 espèces, les pêcheurs devront déclarer leurs prises via une application (ou plateforme) :

  • Bar (Dicentrarchus labrax) (zones CIEM 7 & 8) (voileetmoteur.com)

  • Lieu jaune (Pollachius pollachius) (zones 7 & 8) (voileetmoteur.com)

  • Thon rouge (Thunnus thynnus) (Atlantique est, Manche, Méditerranée) (voileetmoteur.com)

  • Dorade rose (Pagellus bogaraveo) (zones 7 & 8 + Méditerranée) (voileetmoteur.com)

  • Dorade coryphène (Coryphaena hippurus) (Méditerranée) (Peche)

L’application visée est RECFishing, développée par la Commission européenne, prévue pour être disponible fin 2025. (voileetmoteur.com)
L’objectif : améliorer la connaissance des prélèvements liés à la pêche de loisir, et mieux intégrer cette “part” dans la gestion des stocks. (Peche)


3. Pourquoi ces changements ?

  • Jusqu’à présent, les estimations des prises de loisir reposaient sur des sondages, approximations ou extrapolations. Cette nouvelle démarche vise à combler un “manque critique de connaissances”. (voileetmoteur.com)

  • Cela permettra aux autorités de mieux suivre l’impact de la pêche de loisir sur certaines espèces considérées comme sensibles et d’ajuster les mesures de gestion. (consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr)


4. Quelles conséquences pour les pêcheurs de loisir ?

  • Il faudra s’inscrire (en ligne ou via l’application) avant de pratiquer.

  • Pour les espèces listées, chaque sortie de pêche devra être déclarée (prises et/ou relâchées) selon les règles définies.

  • En Méditerranée, la couverture sera plus large (réglementation plus forte).

  • En 2026, priorité à la pédagogie : les sanctions seront limitées, mais non nulles. (voileetmoteur.com)

  • À partir de 2030, d’autres espèces pourront être intégrées à cette déclaration obligatoire. (consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr)


5. Que faut-il faire dès maintenant ?

  • Suivre l’évolution de la plateforme RECFishing et prévoir de s’y enregistrer dès que disponible.

  • Si tu pêches l’une des espèces concernées (bar, lieu jaune, thon rouge, dorade rose, dorade coryphène) : garder trace de tes sorties (prises, relâchés) en prévision de cette obligation.

  • Vérifier les zones (Atlantique, Manche, Méditerranée) afin de savoir si tu es directement concerné.

  • Se tenir informé des arrêtés préfectoraux ou ministériels qui viendront préciser les conditions locales (zones de pêche, quotas, tailles, etc). (consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr)


Conclusion

L’année 2026 marque un changement d’échelle pour la pêche de loisir en mer : elle passe d’une “réglementation locale” à une gestion intégrée au niveau européen, avec un focus plus marqué sur la durabilité des ressources.
Pour les amateurs, cela signifie plus de formalités (enregistrement, déclaration) mais aussi potentiellement une reconnaissance accrue de la pêche de loisir dans les politiques publiques et une meilleure gestion des ressources qui nous concernent tous.